mardi 15 janvier 2013

Mythes, Noël et Fêtes au Moyen-âge..



Ce blog est un espace dédié aux expositions, il fait parti de l'association Ch-et-T, "Un Chemin historique et Touristique en Ile de France", association qui à pour but de répertorier, de faire connaitre et faire découvrir les Châteaux de la région Francilienne, qu'ils soient construits, détruits, démolis ou encore existants  sous forme de vestiges ou de ruines. L'association,  possède aussi des documents sur les villes royales, seigneuriales et ce qui touche aux châteaux, à l'art.









Les mythes, dieux.....

Ni les dieux ni les héros ne meurent avec l'empire romain. Ils survivent dans les croyances des paysans, des pagani, « païens » aux yeux de l'Église, malgré l'interdiction de leurs cultes. Un processus d'assimilation s'engage, les temples non détruits sont transformés en églises. Certains dieux deviennent des saints (Hermès portant Dionysos devient Saint Christophe), d'autres des démons (Pan en tête ; Dionysos donne à la fois Saint Denys et le Diable).
La mythologie est désacralisée dans la culture, déguisée par les clercs à travers les exégèses historiques, allégoriques, physiques et morales qu'ils font déjà des Anciens. Mais la tradition figurative est assurée :
  • sarcophages transformés en autels ;
  • fragments sculptés réutilisés dans les églises ;
  • formes et motifs copiés, puis remaniés, déguisés et évoluants, bien vivants donc ;
  • les Dioscures (Castor et Pollux), Cupidon et Psyché figurent sur les tombeaux chrétiens ;
  • l'enlèvement de Déjanire sur un portail de Chartres.
Les apologistes chrétiens adoptent l'interprétation evhémériste qui voit dans les dieux et les héros des individus d'exception divinisés par leurs contemporains. Les chroniqueurs les situent dans les annales de l'humanité par rapport aux figures de l'Histoire Sainte.
Dédale, Héraclès, Orphée, héros civilisateurs, sont présents à côté des prophètes, au Campanile de Giotto, à Florence. L'identification des dieux aux astres, devenue astrologique sous l'influence des cultes orientaux, trouve des renforts au XIIe siècle dans la science arabe. Des manuels enseignent comment conjurer l'influence des puissances célestes, et les gemmes gravées à l'image des dieux ont l'efficacité de talismans.







La fête de Noël au moyen-âge

Comme les principales fêtes chrétiennes, Noël coïncide avec une grande date astronomique dont l'incidence agit directement sur la vie paysanne.
Noël, du latin ecclésiastique dies natalis, "jour de naissance", célébrait primitivement le solstice d'hiver. On envisagea dès le IVe siècle le 25 décembre, jour le plus court de l'année, pour célébrer la naissance du Christ. On sacrifiait alors à cette occasion les porcs et l'on finissait de battre le grain rentré en gerbe.
Comme pour Pâques ou la Pentecôte, cette fête impliquait une période de jeûne : l'Avent. Il durait depuis la Saint-Martin (c'est-à-dire le 11 novembre) avant d'être ramené à l'octave (dérivé du latin octavus, huitième) c'est-à-dire la période de huit jours qui précède Noël.
Cette période, la plus joyeuse d'entre toutes, entraînait au Moyen Age maints préparatifs : la maison était décorée de houx et de verdure, les anciens vêtements faisaient place aux habits neufs et la messe célébrée en pleine nuit était suivie de nombreuses réjouissances (divers jeux de hasard ou d'adresse, chants et danses) et de copieux repas.

http://www.citadelle.org/articles-44-La-f%C3%AAte-de-Noel-et-ses-preparatifs-au-Moyen-Age.cfm







Le 28 décembre : fête des Innocents.

Les écoliers et les enfants, en particulier, célébraient la fête des Innocents, ces garçons nouveau-nés massacrés en Judée sur ordre du roi Hérode, qui espérait faire périr parmi eux l'Enfant Jésus1. C'était donc par excellence la fête des "Enfants" à qui l'on permettait et pardonnait tout. Toute violence était également prohibée ce jour-là, les chevaliers devaient cesser de guerroyer en observant une trêve.

"Le 29 décembre, selon l'usage du pays, à l'abbaye de Saint-Césaire, l'abbesse folle offrait à son compère six gros en argent, "une bonne galine ben grasse", six pains de fleur de froment, etc., six pechié de vin, de la mesure del moustiers, et du bois pour faire du feu au réfectoire. Ce qu'il y avait de plus curieux, dans le branlebas sacerdotal était interpreté par les femmes. Le jour des saints Innocents, l'élection d'une abbesse folle et d'une petite abbesse, qui usurpaient la crosse et la place de l'abbesse légitime amenaient les plus piquantes perturbations. Les religieuses remplaçaient les chantres au lutrin, portant sur le nez des lunettes dont les verres étaient remplacés par des écorces d'oranges, vêtues d'habits grotesques, encensant l'autel avec de vieux cuirs enflammés, jouant aux dés, et mangeant des boudins dans l'église. Une citation de l'époque en offre la preuve : Nimia jocositate et scurrilibus cantibus utebantur, utpote farsis, conductis, motulis, etc."

Les triomphes de l'Abbaye des conards : avec une notice sur la fête des fous, 1874




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Ciel et terre


La gastronomie médiévale


Mini expo au louvre, Paris 1400, les arts sous Charles VI


Chiffres royaux, emblèmes impériaux et lettres républicaines du Louvre



Receuil d'horlogiographie datant de 1561, contenant la description, la fabrication et l'usage des horloges solaire

Par Jean Bullant,
Architecte de Haut et puissant seigneur, monseigneur le Duc de Montmorency,
pair et connétable de France.





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